Boni et mali de fusion
Le boni et le mali de fusion sont les écarts comptables constatés lors de l'absorption d'une société par une autre qui détenait déjà une partie de son capital. À la fusion, l'absorbante annule les titres qu'elle possédait dans l'absorbée et reçoit en échange la quote-part correspondante d'actif net. La différence entre la valeur de cet actif net reçu et la valeur comptable des titres annulés forme un boni lorsqu'elle est positive, un mali lorsqu'elle est négative.
Le traitement du mali distingue deux composantes. Le mali technique correspond aux plus-values latentes et au Goodwill non comptabilisés chez l'absorbée : il est inscrit à l'actif et affecté aux biens sous-jacents. Le vrai mali, lui, traduit une perte économique réelle et s'impute en charge. Le boni, symétriquement, est enregistré en produit financier dans la limite de la quote-part de résultats non distribués.
Par exemple, une société détient une filiale pour 2 MCHF en comptabilité et l'absorbe alors que l'actif net reçu vaut 2,6 MCHF : l'écart de 0,6 MCHF forme un boni. À l'inverse, un actif net de 1,7 MCHF ferait apparaître un mali de 0,3 MCHF, à ventiler entre mali technique et vrai mali.
Ces écritures ne sont pas neutres : elles influencent l'actif net comptable et, indirectement, la lecture d'une Fusion par les tiers. Leur analyse relève d'une due diligence financière attentive, notamment pour distinguer un mali technique porteur de valeur d'un vrai mali révélateur d'une survaleur passée mal justifiée.
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