Mandat de due diligence financière dans le cadre d’une transmission familiale d’entreprise
Mandat de due diligence financière et d’audit comptable réalisé pour une PME de Suisse romande spécialisée dans l’hydrocurage et l’assainissement, dans le cadre du rachat intrafamilial de la participation d’un associé partant à la retraite.
Description du mandat : due diligence financière d’un acteur romand de l’hydrocurage et de l’assainissement avant un rachat intrafamilial
La mission portait sur la due diligence financière, conduite en parallèle d’un audit comptable, d’une PME de Suisse romande spécialisée dans l’hydrocurage et l’assainissement (entretien et débouchage de canalisations, contrats d’entretien récurrents). L’opération s’inscrivait dans le rachat de la participation d’un associé partant à la retraite par un autre membre de la famille, dans une logique de transmission d’entreprise.
Les travaux ont couvert trois exercices comptables et ont porté sur le bilan, le compte de résultat, le besoin en fonds de roulement et les flux de trésorerie, dans un secteur à forte intensité capitalistique où la rémunération des dirigeants sortants pesait fortement sur la performance publiée.
Enjeux clés : distinguer la performance publiée de la performance économique récurrente
Les principaux enjeux du mandat consistaient à :
- passer d’une marge EBITDA publiée de l’ordre de 4 % à un EBITDA normalisé reflétant la rentabilité durable de l’activité ;
- retraiter les rémunérations et charges sociales des dirigeants sortants, sans implication opérationnelle future ;
- sécuriser la trésorerie / (dette) nette et le traitement du compte courant d’actionnaire à rembourser au closing ;
- documenter chaque retraitement selon le droit comptable suisse (art. 958a ss CO), de façon opposable à un acquéreur et à ses partenaires financiers.
Approche et résultats : trois familles de retraitements et un EBITDA normalisé
Les travaux ont mobilisé une grille de retraitements en trois catégories, conforme à la méthodologie de la due diligence financière :
- les corrections et reclassements comptables, pour assurer une présentation fidèle des comptes (art. 958b et 958c CO) ;
- les ajustements non récurrents opérationnels (prestations exceptionnelles, frais non liés à l’exploitation, éléments de stock ponctuels) ;
- les retraitements de transaction, neutralisant les rémunérations et charges sociales des personnes quittant la Société, pour environ 0,3 M CHF par exercice.
Ces travaux ont fait ressortir un EBITDA normalisé de l’ordre de 0,5 M CHF (environ 17 % du chiffre d’affaires), contre un EBITDA publié proche de 4 %. Le besoin en fonds de roulement normatif a été reconstitué hors éléments ponctuels, et la trésorerie nette retraitée s’est révélée structurellement positive, sans dette financière nette. Les leasings opérationnels ont été réintégrés en dette économique assimilée.
Chiffres clés du mandat (ordres de grandeur)
Profil financier de la cible, en ordres de grandeur arrondis :
- chiffre d’affaires : environ 3 M CHF, dont de l’ordre de 1,7 M CHF récurrents (contrats d’entretien) ;
- EBITDA publié : environ 4 % du CA ; EBITDA normalisé : de l’ordre de 0,5 M CHF (~17 %) ;
- retraitements de rémunération des sortants : environ 0,3 M CHF par an ;
- trésorerie nette : positive, de l’ordre de 1,5 M CHF ; immobilisations d’exploitation proches de 1,2 M CHF ;
- compte courant d’actionnaire du cédant à rembourser au closing : entre 0,4 et 0,5 M CHF ;
- effectif : une quinzaine de collaborateurs.
Questions fréquentes : due diligence, EBITDA normalisé et transmission familiale
À quoi sert une due diligence financière dans une transmission familiale ?
Elle objective la capacité bénéficiaire réelle de l’entreprise au-delà des comptes publiés, souvent influencés par la rémunération des dirigeants. Elle sécurise le prix de rachat entre membres de la famille et fournit une base fiable aux banques et aux partenaires financiers. Pour aller plus loin : transmission familiale en Suisse.
Pourquoi l’EBITDA publié peut-il être très inférieur à l’EBITDA normalisé ?
Dans une PME familiale, les rémunérations des dirigeants, les charges sociales et certains frais non liés à l’exploitation absorbent une large part du résultat. Leur normalisation révèle la rentabilité économique durable. Dans ce mandat, l’écart allait d’environ 4 % à près de 17 % de marge.
Comment traiter le compte courant d’actionnaire du cédant ?
Le compte courant du cédant (ici compris entre 0,4 et 0,5 M CHF) doit être identifié, figé durant la période pré-transaction et remboursé au closing. Sa nature (apports, prélèvements privés) doit être documentée pour éviter toute contestation de matérialité au moment du départ du cédant.
Une trésorerie nette positive change-t-elle la valeur ?
Oui. Une trésorerie nette positive (ici de l’ordre de 1,5 M CHF) augmente la valeur des titres au-delà de la valeur d’entreprise, selon le passage de la valeur d’entreprise à la valeur des fonds propres. Elle améliore aussi la capacité de financement de l’acquéreur.
Quelles limites encadrent une due diligence de cette taille ?
La portée dépend des documents disponibles (balances âgées clients et fournisseurs, balance bancaire). Lorsque certains éléments ne sont pas accessibles, la matérialité est appréciée et les limites sont explicitement mentionnées dans le rapport, avec des recommandations de pilotage.
Combien de temps prend une due diligence sur une PME ?
La durée usuelle est de 4 à 6 semaines, selon la qualité de la documentation comptable et la complexité des retraitements. Le présent mandat a été conduit en 5 semaines.
Mandats similaires : évaluation et structuration en transmission d’entreprise
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Synthèse
En synthèse, ce mandat de due diligence financière et d’audit comptable, conduit en cinq semaines pour une PME de Suisse romande spécialisée dans l’hydrocurage et l’assainissement, a permis de transformer une performance publiée modeste (marge EBITDA d’environ 4 %) en une lecture économique fidèle : un EBITDA normalisé de l’ordre de 0,5 M CHF sur un chiffre d’affaires proche de 3 M CHF, une trésorerie nette positive d’environ 1,5 M CHF et un compte courant d’actionnaire de 0,4 à 0,5 M CHF isolé en vue du closing. En documentant chaque retraitement selon le droit comptable suisse (art. 958a ss CO) et en précisant les limites de ses travaux, Hectelion a fourni au repreneur et à ses partenaires bancaires une base financière fiable, directement réutilisable pour l’évaluation et la structuration du rachat intrafamilial.
Les transactions présentées ont été réalisées par, avec la contribution de, ou avec la participation des membres de l’équipe Hectelion dans le cadre de fonctions exercées actuellement ou antérieurement.
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