Mandat d’évaluation d’entreprise dans le cadre du rachat de la participation d’un associé en transmission familiale
Mandat d’évaluation d’entreprise réalisé pour une PME de Suisse romande spécialisée dans l’hydrocurage et l’assainissement, afin de déterminer le prix de rachat de la participation d’un associé partant à la retraite (transmission familiale).
Description du mandat : évaluer un acteur romand de l’hydrocurage et de l’assainissement pour le rachat de la participation d’un associé sortant
La mission portait sur la détermination de la juste valeur économique d’une PME de Suisse romande spécialisée dans l’hydrocurage et l’assainissement, en vue du rachat de la participation d’un associé partant à la retraite (environ 47,5 % du capital) par un autre membre de la famille. L’évaluation d’entreprise devait fournir une base de prix robuste et opposable pour une transaction entre associés, dans un contexte de transmission d’entreprise familiale.
L’analyse s’est appuyée sur trois exercices historiques et sur une performance préalablement normalisée, dans un secteur à forte intensité capitalistique caractérisé par des contrats d’entretien récurrents et un parc d’équipements dédié.
Enjeux clés : fixer un prix défendable pour une quote-part entre associés
Les principaux enjeux du mandat consistaient à :
- établir une valeur indépendante et techniquement robuste, acceptable par le cédant comme par le repreneur ;
- traduire la valeur d’entreprise en valeur des fonds propres, en tenant compte d’une trésorerie nette positive ;
- isoler la quote-part de l’associé sortant et en dériver une fourchette de négociation ;
- distinguer la valeur patrimoniale (équipements, immobilier d’exploitation) de la capacité bénéficiaire réelle.
Approche et résultats : cinq méthodes croisées et un intervalle de valeur
L’évaluation a mobilisé plusieurs approches d’évaluation complémentaires conformes aux pratiques suisses :
- la méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF), fondée sur la projection des cash-flows d’exploitation ajustés ;
- la méthode des multiples de transactions, appliquée à l’EBITDA moyen ajusté 2022–2024 (multiples EV/EBITDA de l’ordre de 6× à 7×) ;
- les multiples boursiers indirects, corrigés d’une décote d’illiquidité (généralement 20 % à 40 %) pour une PME non cotée ;
- la valeur de rendement, capitalisant l’EBITDA moyen ajusté au coût moyen pondéré du capital ;
- la méthode des praticiens, combinant valeur de rendement et valeur substantielle.
Les conclusions ont été ancrées sur un EBITDA normalisé de l’ordre de 0,5 M CHF, après retraitement des rémunérations des dirigeants sortants. L’articulation des méthodes a permis d’établir un intervalle de valeur cohérent et de poser un cadre chiffré apaisant le dialogue entre les parties.
Chiffres clés du mandat (ordres de grandeur)
Résultats de l’évaluation, en ordres de grandeur arrondis :
- chiffre d’affaires : environ 3 M CHF ; EBITDA normalisé : de l’ordre de 0,5 M CHF ;
- multiples observés : 6× à 7× EV/EBITDA (méthodes transactionnelle, rendement et DCF) ;
- valeur d’entreprise retenue : de l’ordre de 2,8 à 3,1 M CHF ;
- valeur des fonds propres (100 %) : de l’ordre de 4,4 à 4,7 M CHF, trésorerie nette positive d’environ 1,5 M CHF intégrée ;
- actif net comptable corrigé : de l’ordre de 3,1 M CHF ; immobilier d’exploitation évalué à environ 1,5 M CHF ;
- quote-part de l’associé sortant (~47,5 %) : fourchette de l’ordre de 2,1 à 2,3 M CHF.
Questions fréquentes : évaluation, rachat de participation et transmission familiale
Pourquoi évaluer toute l’entreprise pour racheter une seule participation ?
La quote-part d’un associé se déduit de la valeur des fonds propres de l’ensemble de la société. Évaluer le tout, puis appliquer le pourcentage de détention, garantit une cohérence méthodologique et limite les contestations sur le prix de la transaction entre associés.
Pourquoi croiser plusieurs méthodes de valorisation ?
Chaque méthode éclaire un angle différent : capacité bénéficiaire (DCF, rendement), marché (multiples de transactions) et patrimoine (valeur substantielle). Leur croisement réduit la dépendance à une seule hypothèse et produit un intervalle de valeur plus défendable. Pour aller plus loin : transmission familiale en Suisse.
Comment passe-t-on de la valeur d’entreprise à la valeur des actions ?
On ajoute la trésorerie nette et on déduit la dette financière nette. Ici, une trésorerie nette positive d’environ 1,5 M CHF porte la valeur des fonds propres (de l’ordre de 4,4 à 4,7 M CHF) au-dessus de la valeur d’entreprise (de l’ordre de 2,8 à 3,1 M CHF).
Pourquoi appliquer une décote d’illiquidité ?
Les sociétés cotées comparables bénéficient d’une prime de liquidité et d’une taille supérieure. Pour refléter la réalité d’une PME non cotée, les multiples boursiers indirects sont corrigés d’une décote généralement comprise entre 20 % et 40 %.
L’immobilier d’exploitation entre-t-il dans la valeur ?
Oui. Lorsqu’il est détenu par la société, l’immobilier d’exploitation (ici évalué à environ 1,5 M CHF par expertise indépendante) soutient la valeur substantielle et constitue un plancher patrimonial à la valorisation.
Combien de temps prend l’évaluation d’une PME familiale ?
La durée usuelle est de 4 à 7 semaines, selon la qualité de la documentation et la complexité des retraitements. Le présent mandat a été conduit en 6 semaines.
Mandats similaires : due diligence et structuration en transmission d’entreprise
- Due diligence financière d’un acteur romand de l’hydrocurage (Suisse romande)
- Structuration financière d’une transmission familiale par holding (Suisse romande)
- Évaluation d’entreprise dans le cadre d’une reprise familiale (Suisse)
Synthèse
En synthèse, cette évaluation d’entreprise, menée en six semaines pour une PME de Suisse romande spécialisée dans l’hydrocurage et l’assainissement, a croisé cinq méthodes (DCF, multiples de transactions, multiples boursiers indirects, valeur de rendement et méthode des praticiens) sur la base d’un EBITDA normalisé de l’ordre de 0,5 M CHF. Elle aboutit à une valeur d’entreprise de 2,8 à 3,1 M CHF et, après intégration d’une trésorerie nette positive d’environ 1,5 M CHF, à une valeur des fonds propres de 4,4 à 4,7 M CHF. La quote-part de l’associé sortant (environ 47,5 %) a ainsi pu être encadrée par une fourchette de négociation de 2,1 à 2,3 M CHF, offrant au cédant comme au repreneur une base de prix indépendante et défendable pour le financement de la structuration du rachat.
Les transactions présentées ont été réalisées par, avec la contribution de, ou avec la participation des membres de l’équipe Hectelion dans le cadre de fonctions exercées actuellement ou antérieurement.
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