Combien coûte une structuration financière (LBO, MBO, MBI, OBO) ? Prix et honoraires
Structuration financière (LBO, MBO, MBI, OBO) : intervalles de prix en France et en Suisse.

Introduction : combien coûte une structuration financière (LBO, MBO, MBI, OBO) en 2026 ?
Un mandat de structuration financière pour un montage de type LBO, MBO, MBI ou OBO coûte généralement entre 30 000 et 90 000 €/CHF d'honoraires de conseil pour un montage PME nécessitant de 2 à 15 M€/CHF de dette à structurer, et entre 60 000 et 250 000 €/CHF pour un dossier ETI ou un financement multi-tranches au-delà de ce seuil (pratique Hectelion, 2026). Le bon budget dépend d'une question précise : combien de tranches de financement, et combien de prêteurs, faut-il faire tenir ensemble dans un même montage ?
La structuration financière d'une opération de reprise consiste à assembler dette senior, dette mezzanine, capital et parfois earn-out pour financer l'acquisition d'une entreprise par ses dirigeants, un repreneur externe ou son propre actionnaire sortant. France Invest, l'association professionnelle du capital-investissement, rappelle que le succès de ce type de montage tient moins au taux d'intérêt négocié qu'à la cohérence entre le service de la dette et la capacité de génération de trésorerie de la cible. En France, la loi encadre strictement ce que la société rachetée peut apporter à son propre financement :
« Une société ne peut avancer des fonds, accorder des prêts ou consentir une sûreté en vue de la souscription ou de l'achat de ses propres actions par un tiers. », article L.225-216 du Code de commerce.
Trois facteurs convergent en 2026 pour rendre le budget d'une structuration financière plus difficile à anticiper qu'auparavant. Premièrement, le resserrement des conditions de crédit depuis la remontée des taux directeurs a réduit les ratios de dette/EBITDA acceptés par les prêteurs, ce qui oblige à revoir le montage capital contre dette plus finement qu'il y a cinq ans. Deuxièmement, les banques et fonds de dette exigent des covenants financiers plus stricts et un reporting plus fréquent, ce qui allonge le temps de négociation facturé. Troisièmement, les montages hybrides se complexifient, earn-out, management package, garantie d'actif et de passif s'ajoutent de plus en plus souvent à la dette classique, ce qui multiplie les intervenants à coordonner.
Cet article donne les intervalles de prix en un coup d'œil, explique comment se structure un financement de reprise, détaille ce qui fait varier la facture, précise comment se facture une mission de structuration, situe les tendances 2026 du marché, décrit le déroulement d'une mission et ses délais, compare les prestataires, explique comment réduire le coût sans perdre en défendabilité, liste les cinq erreurs qui coûtent cher, puis illustre le tout par deux cas chiffrés, avant de répondre aux dix questions les plus fréquentes.
Le prix d'une structuration financière en un coup d'œil : intervalles 2026 par taille de financement
| Type de mission | Dette à structurer | Intervalle d'honoraires |
|---|---|---|
| Étude de faisabilité et cadrage du montage | Toute taille | Forfait de 5 000 à 10 000 €/CHF, soit 20 à 35 % du budget d'un mandat complet |
| Mandat complet, PME (LBO, MBO, MBI, OBO) | 2 à 15 M€/CHF | Retainer de 15 000 à 25 000 €/CHF plus success fee de 1 à 2 % de la dette levée, coût total généralement entre 30 000 et 90 000 €/CHF |
| Mandat complet, ETI ou financement multi-tranches | Au-delà de 15 M€/CHF | Retainer de 25 000 à 50 000 €/CHF plus success fee de 0,5 à 1,5 % de la dette levée, coût total généralement entre 60 000 et 250 000 €/CHF et au-delà |
Intervalles issus de la pratique Hectelion et des observations de marché, 2026, pour des mandats de structuration LBO, MBO, MBI et OBO conduits en France et en Suisse, hors taxes et hors débours (due diligence externe, frais bancaires, frais juridiques). Le success fee se calcule en pourcentage de la dette structurée effectivement levée, dette senior et dette mezzanine confondues, à l'exclusion des fonds propres apportés. La durée de préparation d'une structuration financière s'étend généralement de 4 à 12 mois selon la complexité du dossier.
Le premier étage de ce tableau, l'étude de faisabilité, a gagné en importance depuis le resserrement du crédit : elle permet de tester la capacité d'endettement de la cible avant d'engager les honoraires d'un mandat complet, sur la base d'une première évaluation d'entreprise et d'un plan d'affaires prévisionnel.
Le prix d'une structuration financière (LBO, MBO, MBI, OBO) en un coup d'œil : intervalles 2026 par taille d'opération
| Taille de l'opération | Suisse (CHF) | France (EUR) |
|---|---|---|
| Petites opérations franco-suisses | 15'000 à 50'000 CHF | 15 000 à 50 000 EUR |
| ETI (entreprises de taille intermédiaire) | 25'000 à 100'000 CHF | 25 000 à 100 000 EUR |
| Opérations complexes | 50'000 à 300'000 CHF | 50 000 à 300 000 EUR |
Ces paliers reflètent la pratique Hectelion, 2026 (observation de marché), et non une statistique externe : ils suivent la complexité réelle de la structuration de la dette senior et mezzanine, le montage juridique de la holding de reprise, et la modélisation du plan de financement, qui s'alourdissent avec le nombre de tranches et de prêteurs à coordonner plutôt qu'avec le seul montant de la transaction. La durée de préparation s'étend généralement de 4 à 12 mois selon la complexité du dossier, sans délai fixe par palier.
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Comment se structure le financement : dette senior, mezzanine, capital et covenants
Un montage de reprise s'organise en général autour d'une holding de reprise (Newco), créée par le repreneur pour porter la dette d'acquisition et détenir les titres de la société cible, dont les dividendes remontés servent au remboursement. La dette senior bancaire, garantie en priorité sur les actifs et les flux de la cible, en constitue le socle, généralement calibrée entre 2,5 et 3,5 fois l'EBITDA normalisé selon les prêteurs et le secteur. Lorsque la capacité d'endettement senior ne suffit pas à couvrir le prix, une tranche de dette mezzanine vient combler l'écart, subordonnée à la dette senior, rémunérée à un taux plus élevé, parfois assortie de warrants donnant accès au capital.
Le solde du prix est financé par les fonds propres apportés par le repreneur, un fonds de capital-investissement ou un fonds de private equity partenaire, et souvent complété par un earn-out versé au cédant en fonction de la performance future. Chaque tranche de dette est encadrée par des covenants financiers, ratio de levier maximal, ratio de couverture du service de la dette (DSCR), plafond d'investissement, dont la rédaction et la négociation représentent une part significative du temps facturé par le structureur. Le Loan Market Association (LMA) publie la documentation de référence utilisée comme base de négociation sur les financements à effet de levier en Europe.
Le montage s'accompagne enfin, dans la majorité des opérations de MBO et MBI, d'un management package destiné à aligner l'intérêt des dirigeants opérationnels sur celui des apporteurs de capitaux, ainsi que d'une garantie d'actif et de passif consentie par le cédant, dont la valorisation et la négociation relèvent d'une évaluation d'instruments financiers à part entière. En Suisse, l'article 680 alinéa 2 du Code des obligations encadre de façon comparable le rachat par une société de ses propres actions et limite ainsi les montages d'OBO qui feraient porter le financement directement par la cible plutôt que par la holding de reprise.
Ce qui fait varier le prix : montage, dette, garanties, urgence
Premièrement, le nombre de tranches de financement à structurer. Un montage à une seule tranche de dette senior bancaire demande une négociation plus simple qu'un montage combinant dette senior, dette mezzanine et earn-out, chaque tranche ayant ses propres covenants et son propre calendrier de négociation.
Deuxièmement, le nombre de prêteurs et d'investisseurs impliqués. Un pool bancaire de deux ou trois établissements, ou l'entrée d'un fonds de capital-investissement aux côtés du repreneur, multiplient les allers-retours de négociation et le temps de coordination facturé.
Troisièmement, la qualité du plan d'affaires et des données financières de la cible. Un business plan déjà stress-testé, avec un historique de trésorerie fiable, réduit le temps de retraitement nécessaire pour convaincre les prêteurs, exactement comme pour une due diligence financière classique.
Quatrièmement, la complexité juridique du montage. Un OBO qui doit composer avec les restrictions sur l'assistance financière, ou une opération franco-suisse qui mobilise deux cadres juridiques, allonge la mission au-delà d'un MBO mono-juridiction classique.
Cinquièmement, la présence d'un management package ou d'une garantie d'actif et de passif complexe, dont la valorisation et la négociation s'ajoutent au périmètre de base de la structuration financière.
Enfin, l'urgence du calendrier. Un closing imposé par une échéance externe, retraite du cédant, échéance fiscale, concurrence d'un autre repreneur, comprime le temps de négociation disponible avec les prêteurs et expose à des conditions moins favorables, pratique de place constante en France comme en Suisse.
Forfait ou régie : les différentes formes de mandat et d'honoraires chez Hectelion
La structuration financière se facture presque toujours selon un modèle mixte, un retainer forfaitaire couvrant le travail de cadrage et de négociation, complété par un success fee versé au closing, calculé en pourcentage de la dette effectivement levée. Ce mode de facturation aligne l'intérêt du structureur sur celui du repreneur : le retainer rémunère le travail engagé même si l'opération échoue, le success fee récompense un closing réussi aux meilleures conditions.
Vérifiez ce que le forfait comprend, c'est la première source de malentendus sur les devis. Sont normalement inclus dans le retainer : l'analyse de la capacité d'endettement, la construction du plan de financement, la préparation du mémorandum de financement présenté aux prêteurs et la coordination des due diligences bancaires. Sont normalement exclus, et doivent être chiffrés à part : la TVA, les frais bancaires et juridiques externes (avocats, notaires), la due diligence financière indépendante lorsqu'elle est confiée à un tiers, et la valorisation détaillée d'un management package complexe.
Au-delà du modèle retainer plus success fee, qui reste la référence sur la majorité des mandats de structuration financière, Hectelion adapte la forme de rémunération à la nature de la mission et à la maturité du dossier. Le tableau ci-dessous détaille les cinq formes de mandat et d'honoraires pratiquées.
| Type de mandat | Fonctionnement | Intervalle indicatif |
|---|---|---|
| Taux horaire | Facturation au temps réellement passé, selon la séniorité des intervenants. Réservée aux missions dont le périmètre ne peut pas être arrêté à l'avance, cadrage préliminaire, contentieux ou expertise ponctuelle. | Variable selon la séniorité et la nature de la mission, précisé au cas par cas dans la lettre de mission |
| Retainer (honoraires fixes de mise à disposition) | Honoraires fixes versés à chaque étape franchie du mandat, cadrage, mémorandum, term sheets, rémunérant l'accès à l'équipe et la mise à disposition du cabinet, indépendamment du succès final de l'opération. | 5 000 à 10 000 EUR/CHF par étape franchie |
| Retainer par étape plus success fee (retainer déduit du success fee) | Un retainer est versé à chaque étape franchie du processus, cadrage, mémorandum, term sheets, puis déduit du success fee dû au closing, qui reste calculé sur le montant de la transaction. | Retainer de 5 000 à 10 000 EUR/CHF par étape, success fee de 1 à 5 % du montant de la transaction, retainer déduit au closing |
| Success fee seul | Rémunération intégralement conditionnée au succès de l'opération, sans retainer ni forfait intermédiaire. Réservée aux dossiers dont la faisabilité est déjà bien établie au moment du mandat. | 1 à 5 % du montant de la transaction, selon la taille et la complexité du dossier |
| Forfait mensuel pendant la durée de l'opération | Forfait fixe facturé chaque mois jusqu'au closing, rémunérant l'exécution continue de la mission, négociation, coordination des prêteurs, suivi de la documentation, plutôt qu'un simple accès à l'équipe comme pour le retainer classique. | 2 000 à 8 000 EUR/CHF par mois, jusqu'au closing |
Intervalles issus de la pratique Hectelion, 2026, hors taxes. Le mode de rémunération retenu est toujours arrêté dans la lettre de mission, après l'entretien de cadrage gratuit, en fonction de la maturité du dossier et du niveau de risque d'échec de l'opération.
OBO (Owner Buy-Out) : le seul montage où le cédant reste actionnaire
Parmi les quatre montages couverts par cet article, l'OBO occupe une place à part : le dirigeant-actionnaire cède sa société à une holding qu'il contrôle lui-même, encaisse une partie de la valeur de son entreprise en numéraire, et reste actionnaire, généralement majoritaire, aux côtés d'un ou plusieurs partenaires financiers qui financent la dette d'acquisition. Ce montage répond à un besoin spécifique, diversifier son patrimoine sans perdre le contrôle opérationnel, souvent en préparation d'une transmission familiale ou d'une cession totale différée de quelques années. Sur le plan de la structuration, l'OBO demande un travail de valorisation à double sens : la holding rachète la société à un prix qui doit rester défendable pour l'administration fiscale, tout en respectant l'article L.225-216 du Code de commerce en France ou l'article 680 du Code des obligations en Suisse, qui interdisent à la cible de financer elle-même le rachat de ses propres titres. En pratique, un mandat de structuration d'OBO se facture dans le même intervalle qu'un MBO de taille comparable, mais la négociation avec les prêteurs porte une attention particulière à la cohérence entre le prix de cession retenu et une évaluation indépendante récente de la société, faute de quoi les banques refusent fréquemment de financer la part de dette senior envisagée.
La tarification Hectelion : des honoraires adaptés au montage réel
Une précision s'impose sur le statut des chiffres de cet article : les intervalles de prix mentionnés sont issus de la pratique Hectelion et des observations de marché vis-à-vis de ses concurrents, en France comme en Suisse. Ils décrivent la pratique du marché, non une grille tarifaire figée.
Hectelion adapte sa tarification au montage réel de chaque opération, de l'étude de faisabilité au dossier multi-tranches, en s'appuyant sur une méthodologie multi-méthodes alignée sur les standards IVSC pour la valorisation des titres et des instruments de dette. Chaque devis est établi après un entretien de cadrage gratuit, sur la base d'un retainer ferme et d'un success fee défini dans la lettre de mission, dans la continuité de notre offre de structuration financière.
Tendances 2026 : resserrement du crédit, covenants renforcés, pression de l'IA sur les prix
Le marché de la structuration financière connaît une double évolution en 2026. D'un côté, les prêteurs se montrent plus sélectifs et plus stricts sur les covenants depuis la remontée des taux directeurs, ce qui allonge le temps de négociation nécessaire pour boucler un montage aux conditions initialement visées, en particulier sur les dossiers dont le plan d'affaires repose sur une croissance ambitieuse. Voir aussi notre analyse des multiples de valorisation EV/EBITDA, qui déterminent le prix d'acquisition à financer.
De l'autre côté, l'intelligence artificielle accélère le travail préparatoire : modélisation financière automatisée des scénarios de sensibilité, premières simulations de capacité d'endettement et rapprochements comptables prennent moins d'heures qu'auparavant, ce qui comprime les délais des études de faisabilité sans réduire le jugement professionnel requis sur la négociation des covenants et du success fee. Le marché devrait donc continuer de se polariser entre montages standardisés à une seule tranche, dont le coût de structuration baisse progressivement, et montages multi-tranches sur mesure, dont le coût rémunère la complexité de la négociation, pas seulement le temps passé.
Déroulement et délais : de la lettre de mission au closing
Une mission de structuration financière se déroule en six phases, de la prise de connaissance du dossier au closing, sur une durée totale de huit à quatorze semaines pour une PME, davantage pour un dossier multi-tranches. Le repreneur (dirigeant, manager ou actionnaire familial) mandate le structureur et fournit le plan d'affaires et les comptes de la cible. Le structureur teste la capacité d'endettement à partir d'une évaluation d'entreprise et d'une due diligence financière, construit le plan de financement optimal entre dette senior, dette mezzanine et capital, prépare le mémorandum de financement, puis négocie en parallèle avec les prêteurs pressentis. Une fois les termes indicatifs obtenus (term sheets), le structureur accompagne la documentation juridique jusqu'au closing. Le détail des montages LBO, MBO, MBI et OBO et de leurs logiques respectives figure dans notre article de référence sur la structuration financière.
Les étapes en un coup d'œil
- Signature du mandat : lettre de mission, périmètre et calendrier cible arrêtés avec le repreneur.
- Diagnostic financier de la cible : normalisation de l'EBITDA, analyse de la trésorerie et de la capacité d'endettement réelle.
- Structuration du montage : arbitrage entre holding de reprise, dette senior, dette mezzanine et fonds propres.
- Approche des financeurs : sélection des prêteurs et investisseurs pertinents, envoi du mémorandum de financement.
- Négociation des termes : discussion des taux, covenants et garanties jusqu'à l'obtention des term sheets.
- Documentation juridique : rédaction et revue des contrats de prêt, pactes d'actionnaires et garanties.
- Closing : signature définitive et déblocage des fonds.
Pour une PME, ces sept étapes se déroulent généralement en huit à quatorze semaines ; un dossier multi-tranches ou franco-suisse s'étend plutôt sur quatorze à vingt semaines.
Comparer les prestataires : banques d'affaires, boutiques de structuration, experts-comptables
Trois catégories de prestataires interviennent sur la structuration financière d'une opération de reprise, chacune avec ses cas d'usage légitimes. Les banques d'affaires et grands cabinets de conseil disposent d'équipes dédiées au financement à effet de levier et d'un réseau étendu de prêteurs, adaptés aux opérations de grande taille et aux montages multi-pays, à des honoraires généralement supérieurs à l'intervalle PME. Les cabinets boutiques indépendants, comme Hectelion, appliquent la même rigueur méthodologique, alignée sur les standards IVSC, à des honoraires calibrés pour les PME et ETI, avec une indépendance totale vis-à-vis des intermédiaires financiers traditionnels et des prêteurs sollicités. Les experts-comptables généralistes et cabinets d'avocats M&A peuvent manquer de spécialisation sur la négociation bancaire multi-tranches et la rédaction des covenants, un critère à vérifier avant de mandater, même lorsqu'ils excellent sur la documentation juridique de l'opération.
Un point de vigilance : le structureur qui négocie la dette ne doit pas être rémunéré par les prêteurs qu'il sollicite pour son client, un conflit d'intérêt écarté en pratique par tous les cabinets sérieux. Avant de signer, trois questions départagent des devis en apparence comparables : combien de prêteurs le structureur a-t-il l'habitude de solliciter en parallèle, le devis inclut-il la négociation complète des covenants ou seulement leur relecture, et le success fee est-il calculé sur la dette levée ou sur le prix d'acquisition total ? Un prestataire sérieux répond à ces trois questions par écrit sans difficulté.
Pourquoi choisir Hectelion parmi ces catégories ? Huit points concrets départagent Hectelion des autres prestataires :
- Expérience entrepreneuriale : structurer une dette de reprise n'est pas un exercice théorique pour Aristide Ruot, qui a lui-même négocié des financements, tenu une trésorerie sous tension et absorbé les à-coups d'une levée de fonds ; cette expérience directe pèse dans chaque arbitrage entre dette senior, dette mezzanine et fonds propres.
- Prix : un budget calé sur la taille réelle du financement à structurer, deux, cinq ou quinze millions de dette, plutôt que sur le tarif standard qu'une grande banque d'affaires appliquerait à une PME.
- Savoir-faire : l'évaluation de la cible et la structuration de la dette senior et mezzanine sont pilotées par la même personne, Aristide Ruot, Ph.D., ce qui évite les allers-retours entre un évaluateur et un structureur aux lectures divergentes du plan d'affaires.
- Guichet unique (one-stop-shop) : structuration du montage, évaluation d'entreprise, due diligence financière et levée de fonds complémentaire restent entre les mains d'une seule équipe, du cadrage jusqu'au closing.
- Excellence méthodologique : la même exigence qu'en banque d'affaires sur la cohérence entre service de la dette et capacité de trésorerie de la cible, sans la grille d'honoraires ni les délais propres à ce type d'établissement.
- Adaptation au dossier : l'article L.225-216 du Code de commerce et l'article 680 du Code des obligations sont maîtrisés nativement, ce qui évite de mandater deux prestataires distincts sur une opération franco-suisse.
- Compréhension de l'entrepreneur : aucune rémunération n'est perçue des prêteurs, fonds de private equity ou intermédiaires financiers sollicités pour le dossier, ce qui laisse la négociation des covenants entièrement orientée vers l'intérêt du repreneur.
- Délais maîtrisés : un calendrier de structuration, généralement huit à quatorze semaines pour une PME, annoncé dès l'entretien de cadrage et tenu jusqu'au closing.
Point de vigilance : cette indépendance à l'égard des prêteurs et investisseurs sollicités se vérifie, elle ne se déclare pas. Demandez systématiquement à votre structureur, chez Hectelion comme ailleurs, s'il perçoit une commission ou un quelconque avantage de la part des financeurs approchés pour votre dossier.
Comment réduire le coût d'une structuration financière sans perdre en défendabilité
Le coût d'une structuration financière n'est pas une fatalité : plusieurs leviers réduisent la facture sans jamais sacrifier la robustesse du montage face aux prêteurs.
Les leviers en un coup d'œil
- Préparer le business plan et les comptes de la cible en amont du mandat.
- Stabiliser le périmètre de la cible avant de lancer la structuration.
- Cibler dès le départ les financeurs réellement pertinents pour le secteur de la cible.
- Anticiper la rédaction des covenants dès l'étude de faisabilité.
- Mandater un seul cabinet pour une opération franco-suisse, plutôt que deux prestataires distincts.
Premièrement, préparer un plan d'affaires déjà stress-testé et une data room complète avant de mandater le structureur évite les heures de retraitement les plus coûteuses du devis, dans la continuité d'une bonne organisation de la data room.
Deuxièmement, lancer une étude de faisabilité avant le mandat complet permet de tester la capacité d'endettement réelle et d'écarter les montages non finçables avant d'engager les honoraires les plus élevés.
Troisièmement, limiter le nombre de prêteurs sollicités en parallèle à ceux réellement compétitifs sur le secteur de la cible, plutôt que de multiplier les due diligences bancaires redondantes, réduit le temps de coordination facturé.
Quatrièmement, anticiper la rédaction des covenants dès l'étude de faisabilité, plutôt que de la découvrir en phase de négociation finale, évite les allers-retours les plus longs et les plus coûteux avec les prêteurs.
Cinquièmement, sur un dossier franco-suisse, mandater un seul cabinet capable de couvrir les deux cadres juridiques et bancaires plutôt que deux prestataires distincts, qui dupliquent une partie de l'analyse de capacité d'endettement et de la négociation.
Aucun de ces leviers ne porte sur la rigueur de la négociation des covenants ni sur l'indépendance du structureur : réduire le coût d'une structuration financière se joue sur l'efficacité de la préparation, jamais sur la profondeur du travail exigé par les prêteurs.
Earn-out et complément de prix : un instrument à négocier, pas à subir
L'earn-out, ce complément de prix versé au cédant en fonction de la performance future de la cible, se négocie souvent en fin de processus, une fois le montage de dette et de capital déjà arbitré, ce qui en fait fréquemment l'angle mort de la structuration. Or son traitement change directement le profil de risque du montage : un earn-out mal calibré peut être requalifié en dette par les prêteurs seniors s'il figure dans les mêmes documents contractuels que le financement bancaire, ce qui réduit d'autant la capacité d'endettement disponible pour les autres tranches. La structuration financière doit donc traiter l'earn-out comme un instrument financier à part entière, avec ses propres indicateurs de déclenchement (EBITDA, chiffre d'affaires, atteinte d'un jalon commercial), sa propre méthode de valorisation pour la comptabilisation au bilan de la holding de reprise, et une clause de plafonnement clairement négociée pour éviter tout litige avec le cédant les années suivantes. Un structureur qui traite l'earn-out en fin de mission, plutôt que dès l'étude de faisabilité, expose le montage à devoir rouvrir la négociation avec les prêteurs une fois les termes du complément de prix arrêtés avec le cédant.
Les 5 erreurs qui coûtent cher
Erreur 1 : Bâtir un montage sur un ratio de dette/EBITDA trop optimiste
Surestimer la capacité d'endettement acceptée par les prêteurs expose à une renégociation en urgence en fin de processus, avec des conditions dégradées et des honoraires additionnels pour reprendre la structuration à mi-parcours.
Erreur 2 : Négliger la rédaction des covenants financiers
Un montage dont le ratio de levier ou le DSCR n'a pas été testé sur plusieurs scénarios expose à un covenant breach dès la première ou la deuxième année d'exploitation, avec des conséquences potentiellement plus coûteuses qu'une négociation plus longue en amont.
Erreur 3 : Confondre étude de faisabilité et mandat complet de structuration
Un devis calibré sur une simple étude de faisabilité, sans négociation effective avec les prêteurs, sous-estime largement le budget réel d'un montage qui nécessite ensuite un mandat complet non anticipé.
Erreur 4 : Ignorer les restrictions légales sur l'assistance financière
Faire porter tout ou partie du financement directement par la société cible plutôt que par la holding de reprise expose, en France comme en Suisse, à une remise en cause du montage au regard de l'article L.225-216 du Code de commerce ou de l'article 680 du Code des obligations.
Erreur 5 : Choisir un structureur sans expérience de négociation bancaire multi-tranches
Un prestataire peu habitué à coordonner dette senior, dette mezzanine et fonds propres en parallèle allonge les délais de négociation et obtient en pratique des conditions moins favorables qu'un cabinet expérimenté sur ce type de montage.
Cas 1 : MBO industriel en France, structuration à 72 000 €
Cas construit à titre pédagogique sur les pratiques de marché observées. Société E SAS, équipementier industriel, région Auvergne-Rhône-Alpes. Chiffre d'affaires 9 M€, EBITDA normalisé 1,5 M€. Prix de cession négocié avec le dirigeant fondateur, 6 M€. Le comité de direction, réuni autour de trois cadres dirigeants, structure un MBO avec une dette senior de 3,3 M€, une dette mezzanine de 0,5 M€, un apport en fonds propres du management et d'un partenaire minoritaire de 1,9 M€, et un earn-out de 0,3 M€ versé au cédant sur deux ans.
La dette totale structurée s'élève à 3,8 M€. Les honoraires de structuration s'établissent à 72 000 €, décomposés en un retainer de 15 000 € et un success fee de 1,5 % de la dette levée, soit 57 000 €. La mission se déroule en dix semaines et inclut l'étude de faisabilité, la négociation avec deux établissements bancaires et la rédaction des covenants (ratio de levier plafonné à 2,5 fois l'EBITDA, DSCR minimal de 1,2).
Cas 2 : MBI en Suisse, structuration multi-tranches à 190 000 CHF
Cas construit à titre pédagogique sur les pratiques de marché observées. Société F SA, distributeur spécialisé, Suisse romande. Chiffre d'affaires 28 MCHF, EBITDA normalisé 4,3 MCHF. Un repreneur externe, soutenu par un fonds de private equity partenaire, structure un MBI pour un prix d'acquisition de 24 MCHF. Le montage combine une dette senior de 13 MCHF, une dette mezzanine de 3 MCHF assortie de warrants, un apport en capital du repreneur et du fonds partenaire de 7,5 MCHF, et un earn-out de 0,5 MCHF.
La dette totale structurée s'élève à 16 MCHF. Les honoraires de structuration s'établissent à 190 000 CHF, décomposés en un retainer de 30 000 CHF et un success fee de 1 % de la dette levée, soit 160 000 CHF. La mission se déroule en seize semaines, du fait de la coordination entre trois prêteurs, de la négociation du management package du repreneur et de la valorisation de la garantie d'actif et de passif consentie par le cédant.
Mot du dirigeant
« On me demande souvent : pourquoi une structuration coûte-t-elle 40 000 € chez l'un et 150 000 CHF chez l'autre pour des tailles d'opération comparables ? La réponse tient rarement au prestataire, elle tient au nombre de tranches de dette et au nombre de prêteurs à coordonner. »
« Un devis trop bas cache presque toujours une impasse : pas de négociation réelle des covenants, un seul prêteur sollicité, ou un success fee calculé sur le prix d'acquisition total plutôt que sur la seule dette levée. »
« Le bon réflexe n'est pas de comparer des taux, c'est de comparer des montages. Un montage robuste coûte plus cher à structurer qu'un montage fragile, et coûte toujours moins cher qu'un covenant breach l'année suivante. »
Aristide Ruot, Ph.D.
Fondateur | Directeur général, Hectelion SA
FAQ : les 10 questions essentielles sur le prix d'une structuration financière
Introduction : ce qu'il faut retenir avant les questions
Le prix d'un mandat de structuration financière dépend d'abord du nombre de tranches de dette et de prêteurs à coordonner, avant la taille de l'opération elle-même. Les questions suivantes répondent aux interrogations les plus fréquentes des repreneurs, dirigeants et actionnaires familiaux en France et en Suisse.
Q1 : Combien coûte une structuration financière (LBO, MBO, MBI, OBO) ?
Entre 30 000 et 90 000 €/CHF pour un montage PME nécessitant de 2 à 15 M€/CHF de dette, et entre 60 000 et 250 000 €/CHF pour un dossier ETI ou multi-tranches au-delà de ce seuil, selon le nombre de tranches et de prêteurs impliqués (pratique Hectelion, 2026).
Q2 : Combien coûte un mandat de structuration financière chez Hectelion ?
Chez Hectelion, un mandat de structuration pour une petite opération franco-suisse se situe dans le même intervalle de 15 000 à 50 000 €/CHF, ajusté au nombre de tranches et à la complexité du montage. Prendre rendez-vous pour un devis précis.
Q3 : Le prix d'une structuration financière est-il négociable ?
Le périmètre l'est davantage que le prix lui-même. Réduire le nombre de prêteurs sollicités ou la profondeur de la négociation des covenants fait baisser le devis, mais fragilise le montage et sa résistance dans le temps.
Q4 : Qui paie les honoraires de structuration, le repreneur ou la holding de reprise ?
En pratique, la holding de reprise (Newco) règle les honoraires du structureur, une fois constituée, puisqu'elle porte la dette d'acquisition. Avant sa constitution, le repreneur avance généralement le retainer initial.
Q5 : Les honoraires de structuration sont-ils déductibles fiscalement ?
Le traitement fiscal des honoraires de structuration dépend de la juridiction et de la qualification retenue, frais d'acquisition capitalisables ou charge déductible de la holding de reprise. Ce point relève du conseil fiscal, à valider avec votre expert-comptable ou avocat fiscaliste avant la mission.
Q6 : Le success fee se calcule-t-il sur la dette ou sur le prix d'acquisition ?
Chez Hectelion, le success fee se calcule sur la dette effectivement levée (senior et mezzanine), pas sur le prix d'acquisition total. Vérifiez cette base de calcul auprès de tout prestataire, certains l'assoient sur le montant global de l'opération, ce qui majore sensiblement la facture.
Q7 : Une étude de faisabilité coûte-t-elle moins cher qu'un mandat complet ?
Oui. Une étude de faisabilité représente généralement 20 à 35 % du budget d'un mandat complet, car elle ne comprend pas la négociation effective avec les prêteurs ni la rédaction finale des covenants.
Q8 : Pourquoi un montage multi-tranches (senior et mezzanine) coûte-t-il plus cher ?
Parce qu'il mobilise davantage de prêteurs et de conditions à négocier en parallèle, avec des covenants distincts pour chaque tranche et une coordination accrue de la documentation juridique.
Q9 : Combien de temps pour obtenir un devis de mission de structuration ?
Un devis précis nécessite généralement un premier échange de trente minutes et la communication des grandes lignes de l'opération, prix d'acquisition, EBITDA, calendrier. Un devis indicatif peut être transmis sous quarante-huit heures.
Q10 : Le prix inclut-il la négociation avec les prêteurs et la rédaction des covenants ?
Chez Hectelion, oui : le devis d'un mandat complet couvre la négociation avec les prêteurs pressentis et la rédaction des covenants financiers. Vérifiez ce point auprès de tout prestataire, certains facturent la négociation des covenants en supplément.
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Conclusion : le prix d'une structuration financière se lit dans le montage, pas dans le taux affiché
Le coût d'un mandat de structuration financière n'est pas un chiffre isolé, c'est le reflet d'un montage : nombre de tranches de dette, nombre de prêteurs à coordonner, qualité du plan d'affaires et complexité juridique de l'opération. Pour une opération franco-suisse, l'intervalle de 15 000 à 300 000 €/CHF couvre la grande majorité des dossiers, des petites opérations aux montages ETI ou complexes. Comparer des devis suppose de comparer des montages équivalents, pas seulement des taux ou des montants, exactement comme pour toute mission d'accompagnement en fusions et acquisitions.
Synthèse de l'article
Un mandat de structuration financière (LBO, MBO, MBI, OBO) coûte entre 30 000 et 90 000 €/CHF pour un montage PME nécessitant de 2 à 15 M€/CHF de dette, et entre 60 000 et 250 000 €/CHF pour un dossier ETI ou multi-tranches, selon le nombre de tranches, de prêteurs impliqués et la complexité juridique du montage. Une étude de faisabilité préalable coûte 20 à 35 % de ce budget.
Le prix varie selon six facteurs : le nombre de tranches de financement, le nombre de prêteurs et d'investisseurs, la qualité du plan d'affaires et des données financières, la complexité juridique du montage, la présence d'un management package ou d'une garantie d'actif et de passif, et l'urgence du calendrier. Les deux cas chiffrés l'illustrent : 72 000 € pour un MBO industriel français à deux prêteurs et dette de 3,8 M€, 190 000 CHF pour un MBI suisse multi-tranches à trois prêteurs et dette de 16 MCHF. Plusieurs leviers permettent de réduire cette facture sans perdre en robustesse : préparer un plan d'affaires stress-testé, lancer une étude de faisabilité, limiter le nombre de prêteurs sollicités et anticiper la rédaction des covenants.
Comparer les prestataires suppose de vérifier l'indépendance vis-à-vis des prêteurs sollicités, la base de calcul du success fee et l'expérience de négociation multi-tranches, au-delà du seul montant du devis. Hectelion structure des opérations de LBO, MBO, MBI et OBO en France et en Suisse, pour des transactions de 2 à 500 MCHF, en toute indépendance vis-à-vis des intermédiaires financiers traditionnels. Une fois le montage bouclé, l'opération donne souvent lieu à une allocation du prix d'acquisition, puis, les années suivantes, à un test de dépréciation du goodwill. Pour les opérations non cotées relevant de son périmètre, MBO, LBO, OBO, fusions intragroupe ou transmissions familiales, Hectelion peut également produire une fairness opinion sur le prix retenu ; Hectelion n'est pas agréée FINMA et n'intervient pas sur les opérations cotées.
Sources
- ANC, Règlement sur les comptes consolidés et le traitement du goodwill
- Banque de France, observatoire du financement des entreprises et conditions du crédit aux entreprises
- EXPERTsuisse, standards professionnels de l'expertise comptable et de l'évaluation en Suisse
- Fedlex, Code des obligations, article 680 sur le rachat d'actions propres
- France Invest, baromètre annuel de l'activité du capital-investissement
- Hectelion, Structuration financière : LBO, MBO, MBI, OBO et les montages de reprise
- International Valuation Standards Council (IVSC), International Valuation Standards appliquées aux instruments de dette et de capital
- Légifrance, Code de commerce, interdiction de l'assistance financière, article L.225-216
- Loan Market Association (LMA), documentation standard des financements à effet de levier
- Ordre des experts-comptables, guide professionnel sur la transmission et le financement des reprises d'entreprise
Auteur
Aristide Ruot, Ph.D.
Fondateur | Directeur Général, Hectelion SA




